Tissaphernes, du reste, partageait la plupart de ces vues, à en juger du moins par sa conduite. Enchanté de ces conseils d’Alcibiade, il lui donna toute sa confiance, pourvut mal à la subsistance des Péloponnésiens et ne les laissa pas combattre sur mer. Tout en leur disant que la flotte phénicienne allait arriver, et qu’on combattrait alors avec des forces plus que suffisantes, il ruina leurs affaires, épuisa leur marine, arrivée alors à une remarquable puissance, et en tout ne prit plus part à la guerre qu’avec une froideur trop manifeste pour n’être pas remarquée.