« Qu’ils soient nos ennemis et nos ennemis acharnés, c’est ce que vous savez de reste. Ils sont venus dans notre pays pour l’asservir ; s’ils avaient réussi, ils auraient infligé aux Ii o mm es les traitements les plus cruels, aux enfants et aux femmes les plus sanglants outrages, à la ville entière le plus infâme de tous les noms. Aussi, que nul de vous ne faiblisse et ne croie avoir gagné quelque chose en les laissant partir impunément. C’est tout ce qu’ils désirent, fussent-ils vainqueurs. Mais les traiter comme ils le méritent, les punir et assurer à la Sicile son antique liberté, voilà un glorieux prix du combat. Elles sont bien rares les occasions oùla défaite est peu à redouter, et où l’on a tout à gagner par la victoire. »