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Toutefois les Syracusains à eux seuls, on peut le dire, contribuèrent plus fortement que tous les autres ensemble, soit à cause de la grandeur de leur ville, soit parce qu’ils étaient plus directement menacés.
Telles furent les forces auxiliaires des deux partis. A cette époque elles étaient complètes, et dès lors elles ne reçurent plus d’augmentation.
Après la victoire navale qu’ils venaient de remporter, les Syracusains et leurs alliés pensèrent avec raison que ce serait mettre le comble à leur gloire que de faire prisonnière la grande armée des Athéniens, sans lui laisser aucun moyen de s’échapper ni par mer ni par terre. Dans ce but, ils fermèrent le grand port, dont l’entrée est large de huit stades à peu près, au moyen d’une rangée de trirèmes, de transports et de bateaux qu’ils fixèrent par des ancres. Ils firent aussi leurs préparatifs pour le cas d’un nouveau combat naval. Sur tous les points ils ne méditaient rien que de grand.