Informés de ces particularités, les Syracusains n’en devinrent que plus ardents à serrer de près les Athéniens, qui par ces projets faisaient l’aveu de leur faiblesse sur terre et sur mer ; d’ailleurs ils ne voulaient pas qu’ils s’établissent sur quelque autre point de la Sicile, où ils seraient plus difficiles à vaincre. Ils résolurent donc de profiter au plus tôt de leurs avantages pour engager un combat naval. Ils équipèrent leurs vaisseaux et s’exercèrent le temps nécessaire; puis, la veille du jour fixé pour la bataille, ils assaillirent les murs des Athéniens. Un détachement d’hoplites et de cavaliers étant sorti à leur rencontre par une poterne, les Syracusains coupèrent une partie de ces troupes, les mirent en fuite et les poursuivirent Comme le passage était étroit, les Athéniens perdirent soixante-dix chevaux et un certain nombre d’hoplites.