LI. Les Syracusains, informés de ces détails, eurent l'oeil plus ouvert encore à ne laisser aucun relâche aux Athéniens, puisque ceux-ci reconnaissaient eux-mêmes et prouvaient suffisamment par leurs projets de départ qu’ils n’avaient plus dès lors la supériorité ni sur terre ni sur mer; autrement ils n’auraient pas songé au départ. Voulant d’ailleurs les empêcher de s’établir sur quelque autre point de la Sicile, où ils seraient plus difficiles à combattre, ils résolurent de les forcer au plus vite sur place, et dans des conditions avantageuses pour eux-mêmes, à un combat naval. Ils équipèren donc leurs vaisseaux et s’exercèrent pendant quelques jours, jusqu’à ce qu’ils se crussent suffisamment préparés. Le moment arrivé, ils attaquèrent dès la veilleLa veille du jour fixé pour l’engagement général. les murs des Athéniens. Un corps peu considérable d’hoplites et de cavaliers s’étant avancé contre eux par quelques portes de sortie, ils coupèrent quelques-uns des hoplites, les mirent en fuite et les poursuivirent. Comme l’entréeLes portes pratiquées dans les murs. était étroite, les Athéniens perdirent soixante-dix chevaux et des hoplites, mais ceux-ci en petit nombre.