A son retour de la poursuite, Aristéus, voyant que cette partie de l’armée avait été défaite, hésita d’abord de quel côté il tenterait de faire retraite, vers Olynthe ou vers Potidée. Le parti auquel il s’arrêta, fut de serrer sa troupe autant que possible et de se jeter à la course dans Potidée. Il y réussit, non sans peine, en marchant dans la mer le long de la bermeEn termes de constructions maritimes on appelle herme ou fisberme un enrochement destiné à protéger contre les vagues le pied d’un mur baigné par la mer. et sous une grêle de traits Potidée occupait toute la largeur de l’isthme, et ses murs étaient de part et d’autre battus par les flots. Aristéus ne pouvait pénétrer dans la ville par les portes dites de Thrace, tournées vers le continent, et apparemment fermées pour empêcher les Athéniens de s’y jeter tout d’un trait avec les fuyards. Il fut donc obligé dé gagner les portes ouvrant sur la Pallène, et pour cet effet de longer le pied du mur de la ville, en s’exposant aux traits des vaisseaux Athéniens. . Il perdit quelques hommes, mais il sauva le plus grand nombre.