Deux nouvelles leur parvinrent de Camarine : la première, que, s’ils se présentaient, cette ville se prononcerait en leur faveur ; la seconde, que les Syracusains équipaient une flotte. Ils partirent donc avec toute leur armée et cinglèrent d’abord vers Syracuse; mais, n’y trouvant pas d’annement, ils continuèrent leur route vers Camarine, abordèrent, et envoyèrent un héraut. Les Gamarinéens refusèrent de les recevoir; ils s’étaient, dirent-ils, ,engagés par sermentProbablement lors de l’édit de pacification intervenu entre tous les Grecs de Sicile dans l’année 424. Voyez liv. IV, chap. lxv. à n’admettre qu’un seul vaisseau athénien à la fois, à moins qu’eux-mèmes n’en eussent mandé un plus grand nombre. Ainsi les Athéniens s’en retournèrent comme ils étaient venus. Chemin faisant, ils opérèrent une descente sur un point du territoira de Syracuse, où ils firent quelque butin; mais, assaillis par la cavalerie sy-racusaine, ils perdirent quelques peltastes disséminés ; après quoi ils regagnèrent Catane.