XXXVI. « Si quelqu’un, sans méconnaître ce que nos offres ont d’avantageux, craint, en les acceptant, de rompre le traité, qu’il sache que ce qui cause sa crainteL’alliance avec les Corcyréens. augmentera vos forces et inspirera plus de terreur à vos ennemis ·, tandis que la confiance qu’il puiserait dans un refus de concours, vous laissant faibles contre des adversaires puissants, ne ferait qu’accroître leur audace. Qu’il songe en outre que c’est sur Athènes non moins que sur Corcyre qu’il délibère en ce moment ; celui-là entend mal les intérêts de sa patrie et manque de prévoyance qui, lorsqu’il s’agit d’une guerre prochaine, imminente, n’envisage que le présent et hésite à se fortifier par l’adjonction d’une ville dont l’alliance ou l’hostilité est loin d’être indifférente. Elle est heureusement située, sur la route de l’Italie et de la Sicile, pour empêcher qu’une flotte ne se rende de là dans le Péloponnèse, ou de la Grèce dans ces contrées ; sans compter d’autres avantages considérables.