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L’hiver suivant, les Lacédémoniens se disposèrent à marcher contre PArgoIide ; mais les victimes pour le passage de la frontière n’ayant pas été favorables, ils rebroussèrent chemin. Cette démonstration inspira aux Argiens des soupçons contre quelques-uns de leurs concitoyens. Ils en arrêtèrent une partie ; les autres prirent la fuite.
Vers la même époque, les Méliens enlevèrent une nouvelle partie delà circonvallation, faiblement gardée par les Athéniens. Peu de temps après, une seconde armée arriva d’Athènes sous la conduite de Pbilocratès fils de Déméas. Dès lors le siège fut poussé avec plus de vigueur. La trahison s’en étant mêlée, les Piégés se rendirent à discrétion. Les Athéniens passèrent au fil de l’épée tous les adultes tombés en leur pouvoir, et réduisirent en servitude les femmes et les enfants. Plus tard, ils repeuplèrent File par l’envoi de cinq cents colons tirés de leur sein.
Le même hiver, les Athéniens formèrent le projet de retourner dans la Sicile avec des forces supérieures à celles de Lâchés et d’EurymédonVoyez liv. ΙΠ, chap. lxxxvi et cxv, et liv. IV, ch. II et LXV. , afin de la subjuguer, s’ils le pouvaient. La plupart d’entre eux ignoraient la grandeur de cette île et le nombre de ses habitants, Grecs et Barbares. Ils ne se doutaient pas que c’était entreprendre une guerre presque égale à celle du Péloponèse.