« D’ordinaire ceux qui, à leur exemple, se confient en leur force attaquent avec hardiesse un peuple tranquille, qui se borne à défendre ses foyers; mais ils sont moins ardents contre celui qui va à leur rencontre hors des frontières et qui sait prendre l’offensive dans un moment donné. Nous Pavons éprouvé avec ces mêmes Athéniens. La victoire que nous remportâmes sur eux à Coronée, à une époque ou nos dissensions leur avaient ouvert notre pays, a procuré jusqu’à ce jour une profonde sécurité à la Béotie.
« Que ce souvenir nous excite, nous autres qui sommes âgés, à nous montrer les mêmes que jadis, et les jeunes gens, ceux dont les pères déployèrent alors tant de vaillance, à ne pas ternir des vertus héréditaires. Confions-nous dans la protection de ce dieu, dont leur sacrilège a converti le temple en forteresse; confions-nous dans les victimes qui nous présagent la victoire. Marchons droit aux ennemis, et apprenons-leur que, s’ils veulent assouvir leur convoitise, ils doivent s’attaquer à des peuples qui ne se défendent pas ; mais qu’avec des hommes accoutumés à combattre pour leur liberté sans jamais attenter à celle des autres, ils ne se retireront pas sans avoir soutenu le combat. »
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