XLIV. Longtemps on résista des deux côtés sans plier ; mais, enfin, les Athéniens, grâce à l’avantage que leur donnait leur cavalerie sur un ennemi qui n’en avait pas, mirent les Corinthiens en fuite. Ils se retirèrent sur la colline, s’y établirent et s’y tinrent en repos, sans oser en descendre. Cette déroute leur coûta une grande partie de leur aile droite et Lycophron qui les commandait. Le reste de l’armée fut moins maltraité ; elle ne fut que faiblement poursuivie, put opérer lentement sa retraite, après avoir été forcée, et se replia vers les hauteurs où elle s’établit. Les Athéniens, n’ayant plus aucun ennemi en face, recueillirent leurs morts, dépouillèrent ceux des Corinthiens, et élevèrent aussitôt un trophée.