Cependant Démosthène et les Àcamaniens sont avertis que les Ambraciotes de la ville, sur le premier avis reçu dOlpæ, arrivent en masse, à travers l’Amphilochie, au secours de leurs compatriotes, sans rien savoir de ce qui s’est‘passé. A l’instant Démoshène détache une partie de ses troupes pour dresser des embuscades le long de la route et pour se saisir des plus fortes positions. Lui-même se tient prêt à marcher avec le reste de l'armée.
Pendant ce temps, les Mantinéens et tous ceux qui étaient compris dans la convention sortirent par petites troupes, sous prétexte de ramasser des légumes et du bois, et s’éloignèrent peu à peu, tout en faisant leur prétendue cueillette ; puis, une fois à distance d'Olpæ, ils gagnèrent du chemin. Les Ambraciotes et la foule qui suivait sans autre but ne s’aperçurent pas plutôt de leur retraite qu’ils prirent eux-mêmes la course pour les rejoindre. Au premier moment, les Acamaniens crurent qu’ils partaient tons sans capitulation; aussi se mirent-ils à leur poursuite ; et, comme les chefs s’y opposaient, disant qu’il y avait une convention, un soldat leur lança un javelot, l’idée qu’ils trahissaient. Finalement on laissa passer les Mantinéens et les Péloponésiens ; mais on fit main basse sur les Ambraciotes. Or, il s’élevait de grandes contestations, parce qu'il n'était pas facile de les reconnaître. On en tua jusqu’à deux cents; les autres se réfugièrent dans l’Agraïde, pays limitrophe, et reçurent bon accueil de Salynthios, roi des Agréens.