LXXXVII. L’hiver suivant, la peste fondit une seconde fois sur les Athéniens : sans avoir jamais cessé complètement, elle leur avait cependant laissé quelque trêve. Dans cette seconde invasion elle ne dura pas moins d’une année, et deux ans dans la première. Rien ne fut plus funeste à la puissance athénienne : dans les rangs de l’armée, ils ne perdirent pas moins de quatre mille quatre cents hoplites et trois cents cavaliers ; dans le reste du peuple le nombre des victimes lut incalculableDiodore dit plus de dix mille.. Ce fut alors aussi qu’eurent lieu ces fréquents tremblements de terre, à Athènes, en Eubée, chez les Béotiens, et particulièrement à Orchomène de Béotie.