« Ne soyez donc pas traîtres à vous-mêmes : reportez-vous, autant que possible, par la pensée, au moment même du danger ; songez quel prix sans égal vous attachiez à les vaincre ; et, maintenant, rendez-leur la pareille, sans vous laisser amollir par leur situation présente, sans oublier le péril naguère suspendu sur vos têtes. Châtiez-les comme ils le méritent, et, par cet exemple, montrez clairement au reste des alliés que quiconque fera défection sera puni de mort. Une fois qu’ils le sauront, vous aurez moins souvent à négliger vos ennemis pour combattre vos propres alliés. »
XLI. Ainsi parla Cléon. Après lui Diodote, fils d’Eucratès, qui, dans la précédente assemblée, avait vivement combattu le décret de mort contre les Mytiléniens, s’avança et parla en ces termes :