La traduction de F. Didot (1833, 4 vol. in-8°) se distingue, entre toutes les précédentes, par une lutte sérieuse contre les difficultés du texte qu’elle serre de très près ; mais par cela même elle est à peine lisible, et ne donne de Thucydide qu’une idée très imparfaite. Quoiqu’on puisse signaler un assez grand nombre de passages où le traducteur donne évidemment à côté du sens le plus naturel et le plus vrai, son travail sera toujours consulté avec fruit par ceux qui voudront étudier Thucydide dans l’original, et se familiariser avec les difficultés de la langue.
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M. Stiévenart, doyen de la faculté des lettres de Dijon, a donné à la fin de 1851 une traduction que je regrette vivement de n’avoir pu consulter avant de terminer ce travail. L’introduction, que j’ai eue entre les mains, contient un certain nombre de passages traduits avec autant de fermeté que d’élégance.