Quelques États rencontrèrent des obstacles à leur développement. Les Ioniens, par exemple, étaient parvenus à un degré éminent de prospérité, lorsque Cyrus, à la tête des Perses, après avoir renversé Crésus et soumis toute la contrée comprise entre le fleuve Halys et la mer, attaqua et réduisit en esclavage les villes du continentLes villes grecques d’Asie Mineure. Le fleuve Halys (Kisil-Irmak) formait la limite orientale de l’empire de Crésus. Il sort du mont Antitaurus, coule au nord et se jette dans le Pont-Euiin, en séparant là Paphlagonie et le Pont. . Ensuite Darius, à la faveur de la marine phénicienne, subjugua pareillement les îles.
Les tyrans établis dans les cités grecques, uniquement occupés de leurs intérêts, de leur sûfeté personnelle et de l’agrandissement de leur maison, se contentaient de vivre en sécurité dans l’enceinte de leurs villes. A part quelques entreprises contre leurs voisins, aucun d’eux ne fit rien de remarquable ; j’excepte les tyrans de Sicile, qui élevèrent très-haut leur puissance Le plus puissant des anciens tyrans de la Sicile fut Gélon de Syracuse, qui remporta sur les Carthaginois une grande victoire près de la ville d’Himéra en Sicile, le même jour, dit-on, que fut gagnée par les Grecs la bataille de Salamine (30 septembre 480 av. J. C.). . Ainsi,pendant uneloDgue suite d’années,tout concourut à mettre la Grèce dans l’impossibilité de réunir ses forces pour quelque grande opération; l’isolement empêchait l’esprit de conquête.