XCVII. Commandant à des alliés d’abord indépendants et admis à délibérer dans les assemblées communes, les Athéniens accrurent leur puissance et par les armes et par le maniement des affaires, dans l’in- tervalle qui sépare la guerre rnédique de celle-ci. Voici le précis de ces accroissements successifs, au milieu de leurs démêlés soit avec les barbares et avec leurs alliés révoltés, soit avec les peuples du Péloponnèse, toujours mêlés, l’un ou l’autre, à ces querelles. Je me suis permis une digressionCette digression, destinée à combler une importante lacune historique, comprend un espace de 47 ans (478-432). à ce sujet, parce que tous ceux qui m’ont précédé ont négligé cette partie, pour se borner à l’histoire de la Grèce avant la guerre médique, ou à la guerre médique elle-même. Le seul qui ait touché ce point, HellanicusHellanicus était né quelques années avant Hérodote ; ses écrits ont péri ; il n’en reste que des fragments insignifiants., dans son histoire de l’Attique, l’a traité brièvement et laisse à désirer pour l’exactitudé chronologique. C’est d’ailleurs par ces faits qu’on peut voir comment s’est établie la domination athénienne.