LXVII. «Mais quand ils virent Potidée assiégée, ils ne se donnèrent aucun repos ; car il y avait des Corinthiens dans la ville, et ils craignaient qu’elle ne succombât. Ils mandèrent à Lacédémone leurs alliés, s’y rendirent de leur côté, et là se plaignirent hautement de la rupture du traité et de l’injure faite au Péloponnèse par les Athéniens. Les Éginètes n’envoyèrent pas ostensiblement d’ambassade, par crainte des Athéniens ; mais secrètement ils n’en poussaient pas moins à la guerre, sous prétexte qu’ils ne jouissaient pas de l’indépendance que leur avaient garantie les traitésIl est difficile de déterminer de quels traités il est ici question : ce ne peut être la trêve de trente ans, puisque la soumission des Éginètes était antérieure. Le scoliaste de Thucydide assigne à ces réclamations un motif assez peu plausible : « Les « traités proclamaient l’indépendance des villes qui n’y étaient « pas inscrites, et les Éginètes, quoique se trouvant dans ce cas, « étaient cependant sujets des Athéniens. ».