Le lendemain, ils partirent de très-bonne heure, firent environ vingt stades, et descendirent dans une plaine où ils campèrent. Ce lieu étant habité, ils voulaient s’y procurer des vivres et faire provision d’eau; car la route qu’ils devaient parcourir en était; dépourvue à une grande distance. Pendant ce temps, les Syracusains prirent les devants, et retranchèrent le passage qu’il fallait traverser. C’était une colline élevée, bordée de part et d’autre par un ravin escarpé ; elle s’appelait Acréon-Lépas.
Le jour suivant, les Athéniens continuèrent à avancer ; mais les Syracusains, avéc une nuée de cavaliers et de gens de trait, entravaient leur marche en les coüvrant de javelots et en voltigeant sur leurs flancs. Les Athéniens, après avoir longtemps combattu, regagnèrent leur campement de la veille. Le manque de vivres commençait à se faire sentir, la cavalerie ennemie ne permettant plus à personne de s’écarter.