LXV. Nicias, après cette exhortation, ordonna surle-champ d’embarquer. Gylippe et les Syracusains comprirent aisément, à la vue de ces préparatifs, que les Athéniens allaient livrer un combat naval.; ils étaient d’ailleurs informés même de l’emploi des mains de fer dans l’attaque. Ils y pourvurent comme à tout ]e reste, et garnirent de peaux la proue et la partie haute des bâtiments, sur une grande étendue, afin que le crampon, lorsqu’on le jetterait, glissât et n’eût pas de prise. Tous les préparatifs terminés, les généraux et Gylippe exhortèrent leurs soldats et leur parlèrent ainsi :