XLIX. Ce qui fortifiait Nicias dans le sentiment qu’il énonçait, c’est qu’il connaissait exactement l’état intérieur de Syracuse, l’épuisement des finances et l’existence d’un parti qui, décidé à livrer le gouvernement aux Athéniens, l’encourageait par des messages à ne pas lever le siége. II était d’ailleurs confirmé dans ce dessein par la confiance que lui avait jusque-là inspirée la flotte.