« Contre une telle puissance, une armée navale et médiocre ne suffit pas. Il faut emmener àes troupes de terre en grand nombre, si nous voulons obtenir un résultat significatif, et ne pas nous voir fermer la campagne par la cavalerie ennemie ;. car il est à craindre que les villes épouvantées ne se coalisent contre nous, et que les Ëgestains seuls nous fournissent des cavaliers auxiliaires. Or il serait honteux pour nous d’ôtre forcés a la retraite, ou réduits à demander des renforts pour n’avoir pas pris tout d’abord nos mesures.
« Il nous faut donc partir avec un armement complet. N’oublions pas que notas allons porter la guerre dans une contrée lointaine; qu’il ne s’agit pas ici d’une de ces expéditions entreprises par nous en qualité d'alliés, chez nos sujets, dans une terre amie, d’où il est aisé de se procurer tout ce dont on a besoin. Vous allez opérer à une distance énorme, dans un pays tout à fait étranger, d’où, pendant les quatre mois d’hiver, il n’est pas facile de recevoir un simple message.