ΧVII. — Fatigué de ces attaques, songeant d’ailleurs qu’une fois la paix rétablie, l’absence de revers et le retour des prisonniers lacédémoniens ôteraient à ses ennemis toute prise contre lui, qu’en guerre au contraire tout échec devient nécessairement prétexte à accusation contre les chefs, Plistoanax souhaitait un accommodement. Des conférences eurent lieu pendant tout l’hiver jusqu’aux approches du printemps : en même temps les Lacédémoniens faisaient à l’avance sonner bien haut leurs préparatifs; le bruit se répandait de ville en ville qu’ils allaient élever des fortificationsSur le territoire del’Attique.; tout cela pour rendre les Athéniens plus imitables. Enfin, à la suite des conférences, et après de nombreuses prétentions élevées de part et d’autre, on convint de faire la paix, à la condition de restituer réciproquement tout ce que chacun avait pris les armes à la main; les Athéniens toutefois devaient garder Nisée. (Ils avaient réclamé Platée; mais les Thébains prétendirent être entrés en possession de cette place non de vive force, mais par le consentement des habitants, ceux-ci s’étant librement soumis sans qu’il 1 Afin d’être protégé par la sainteté du lieu, en se réfugiant dans la partie située sur l’enceinte sacrée. * Proclès et Eurystène. 3 Sur le territoire del’Attique. y eût trahison : Nisée devait au même titre rester aux Athéniens.)