« Pour qui ne les connaît pas, l’approche de ces Barbares est effrayante. L’aspect de leur multitude épouvante ; leurs cris assourdissent ; la vaine agitation de leurs armes produit me impression de terreur. Mais, une fois aux prises arveo un ennemi qui ne s’effraye pas de ces démonstrations, ce ne sont plus'les mêmes hommes. N’ayant point d’ordne de bataille, ils ne rougissent pas d’abandonner leur poste dès qu’ils sont pressés. Pour eux, la fuite ou l’attaque, aussi honorables l’une que l’autre, ne prouvent ni lâcheté ni valeur. Chacun, n’obéissant qu’à son impulsion personnelle, trouve dans son indépendance un prétexte plausible pour se sauver. Au lieu de joindre l’ennemi corps à corps, ils jugent plus prudent de Γintimider de loin; autrement ils auraient déjà fondu sur nous. Vous vuyez donc que tout cet épouvantail, peu dangereux au fond, ntet saisissant que pour les yeux et les oreilles.
« Soutenez leur abord; et, le moment venu, repliez-vues avec ordre et bonne contenance. Bientôt vous arriverez en Heu sûr; et vous saurez désormais que ces bordes tumultueuses, quand on reçoit leur premier choc, se contentent d’étaler de loin leur valeur par des bravades impuissantes; mais que, si on leur cède, elles font briller sans danger leur courage.per l'agilité de leurs pieds. »
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