Du côté des Athéniens, sur toute la ligne, les hoplites, égaux en nombre à ceux de l’ennemi, se rangèrent sur huit de hauteur. La cavalerie flanquait les ailes. Quant aux troupes légères, il n’y en avait point alors de régulièrement armées; les Athéniens n’en eurent jamaisL’armement des psiles athéniens ne fut régularisé que par Iphicrate, postérieurement à la guerre du Péloponèse. Il leur donna un petit bouclier ou rondelle (πέλτη), une lance plus longue et une épée plus forte que celle des hoplites, une cuirasse de lin et une chaussure commode, à laquelle son nom demeura attaché. Voyez liv. I, ch. lx, note 1. . Il en était bien parti d’Athènes, et même en plus grand nombre que celles de l’ennemi ; mais c’étaient pour la plupart des hommes sans armes, composant la levée en masse des étrangers et des citoyens. Or, comme ils avaient pris les devants pour retourner au pays, il ne s’en trouva que fort peu à cette journée. Lorsque les troupes furent en bataille et l’action près de commencer, Hippocratès parcourut le front de son armée et la harangua en ces termes :