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« Je m’étonne que vous m’ayez fermé vos portes; au lieu de me recevoir à bras ouverts. Nous pensions venir à vous comme à des alliés qui, même avant notre arrivée, nous attendaient avec sympathie et nous appelaient de leurs vœux. C’est là ce qui nous a fait affronter le péril d’une longue marche à travers un pays étranger et déployer tout le zèle possible.
« Si vos intentions étaient différentes, si vous deviez contrarier votre propre délivrance et celle des autres Grecs, ce serait fort regrettable; car non-seulement vous seriez pour moi une entrave, mais votre exemple détournerait de se joindre à moi ceux à qui je pourrais m’adresser. Ils se montreraient difficiles en me voyant repoussé par vous, les premiers que j’ai visités; par vous qui possédez une ville si importante et qui passez pour un peuple intelligent. Je ne pourrais plus alléguer de raison valable: il semblerait que je n’apporte qu’une liberté mensongère ou que, si les Athéniens viennent vous attaquer, je serai sans force et impuissant à vous défendre.
« Et pourtant lorsque, avec cette même armée que je commande, je me suis présenté devant Niséa, les Athéniens, quoique supérieurs en nombre, n’ont point osé accepter le combat Or il n’est pas vraisemblable qu’ils envoient par mer contre vous une armée aussi formidable que celle de Niséa.