L. L’hiver suivant425 avant notre ère., Aristide, fils d’Archippus, l’un des commandants de la flotte que les Athéniens en- voyaient recueillir les tributs des alliés, arrêta, à Eion, sur le Strymon, le Perse Artapherne qui se rendait à Lacédémone avec une mission du roi. Il fut conduit à Athènes, où l’on prit connaissance de ses lettres, après les avoir fait traduire de la langue assyrienne ; elles portaient en substance, au milieu de beaucoup d’autres détails à l’adresse des Lacédémoniens, que le roi n’entendait rien à ce qu’ils demandaient ; qu’il avait reçu de leur part nombre d’ambassadeurs, et qu’aucun ne tenait le même langage ; que s’ils voulaient s’exprimer nettement, ils eussent à lui envoyer des députés avec Artapherne. Plus tard les Athéniens firent reconduire Artapherne à Ephèse, sur une trirème, et lui adjoignirent des ambassadeurs. Mais ceux-ci ayant ap- pris à leur arrivée la mort d’ArtaxerxèsDiodore rapporte également qu’Artaxerxès mourut la quatrième année de la quatre-vingt-huitième olympiade (425 av. J.-C.)., fils de Xerxès, qui eut lieu en effet vers cette époque, revinrent à Athènes.
LI. Le même hiver, les habitans de Chio démolirent leur nouvelle muraille, sur l’ordre des Athéniens qui les soupçonnaient de méditer contre eux quelque révolte ; toutefois ils ne le firent qu’après avoir pris toutes les garanties et les assurances possibles contre de nouvelles exigences.