Déjà un grand nombre d’entre eux étaient couverts de blessures ; car ils n’avaient fait que tournoyer à la même place. Enfin, serrant leurs rangs, ils se replièrent sur le dernier retranchement de Tîle et sur le poste qui le gardait. Les troupes légères, les voyant céder, redoublèrent de cris et d’audace; elles les assaillirent dans leur retraite et tuèrent tous ceui qu’elles purent atteindre. La plupart cependant parvinrent à gagner le retranchement ; et, réunis à ceux qui l’occupaient, ils se disposèrent à défendre tous les points accessibles. Les Athéniens les suivirent; mais, ne pouvant tourner la position, A cause de l’escarpement du terrain, ils l’abordèrent de front. La lutte fut opiniâtre ; pendant la plus grande partie du jour, les deux partis combattirent, malgré la lassitude, la soif et l’ardeur du soleil. Ils s’efforçaient, les uns d’enlever la hauteur, les autres de s’y maintenir. Au surplus, la défense était plus facile pour les Lacédémoniens depuis que leurs flancs n’étaient plus découverts.