Dès ce moment, les Lacédémoniens se trouvèrent dans une position désastreuse. Leurs cuirasses de feutreLes cuirasses des fantassins grecs étaient de laine ou de lin fortement drapé, et assez épaisses pour être à l’épreuve des projectiles. Les cavaliers portaient des corselets de métal, pour suppléer au bouclier d’airain, arme défensive des hoplites. ne les mettaient pas à l’abri des flèches ; les dards dont ils étaient criblés s’y enfonçaient en se brisant. Ils ne savaient où donner de la tête, incapables de rien voir devant eux et d’entendre les commandements , que couvraient les cris des ennemis. Accablés de toutes parts, ils n’entrevoyaient aucune espérance de se dégager en combattant.