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V. Les Lacédémoniens étaient alors à célébrer une fête. Quand ils apprirent cette nouvelle, ils s’en inquiétèrent peu, persuadés que l’ennemi ne tiendrait pas à leur approche, ou que, du moins, ils emporteraient aisément la place de vive force. Ils étaient d’ail- leurs retenus par cette considération que leur armée n’était pas encore de retour de l’Attique.
Les Athéniens, après avoir fortifié en six joursDiodore (xii, 61) dit, au contraire, vingt jours. le côté du continent et les autres parties de la place qui en avaient le plus besoin, laissèrent Démosthènes avec cinq vaisseaux pour la garder, et se hâtèrent de faire voile avec le reste de la flotte pour Corcyre et la Sicile.
VI. Dès que les Péloponnésiens qui étaient dans l’Attique apprirent l’occupation de Pylos, ils s’empressèrent de rentrer chez eux : les Lacédémoniens et Agis, leur roi, pensaient que l’affaire de Pylos les intéressait particulièrement ; d’ailleurs, comme leur invasion avait eu lieu de bonne heure, pendant que le blé était encore vert, ils manquaient généralement de vivres ; enfin, il était survenu des froids extraordinaires pour la saison, et l’armée en avait beaucoup souf- fert. Une foule de causes contribuèrent donc à accélérer leur retour et à abréger la durée de cette incursion ; car ils ne restèrent que quinze jours dans l’Attique.