Ces dispositions arrêtées, on en vint aux mains. Démosthène, avec les Messéniens et quelques Athéniens, occupait l’aile droite ; le reste de sa ligne était formé par les différents corps des Acamaniens et par des Amphilochiens armés de javelots. Les Péloponésiens et les Ambraciotes étaient mêlés ensemble ; les Mantinéens seuLs formaient un corps distinct s’étendant sur la gauche, mais non jusqu’à l’extrémité. Eurylochos et les siens s’étaient réservé ce poste, en face de Démosthène et des Messéniens.
Déjà l’action était engagée et les^ Péloponésiens, débordant l’aile droite des ennemis, commençaient à l’envelopper, lorsque les Acarnani^ns, sortant de leur embuscade, les prennent à revers et les culbutent ; ils sont saisis de frayeur, se mettent en fuite, et entraînent dans leur déroute la plus grande partie de l’armée : car les Péloponésiens, voyant le désordre du corps d’élite commandé par Eurylochos, prirent plus facilement l’épouvante.