Qu’Apollon et Diane soient propices ! Et vous toutes, adieu. Souvenez-vous de moi dans l’avenir; et si jamais sur cette terre quelque voyageur fatigué vous interroge en disant : « Jeunes filles, quel est ici de tous les chantres le plus doux, celui qui vous charme davantage ?» répondez toutes d’une voix bienveillante : « C’est un aveugle qui habite la sourcilleuse ChiosCes vers et les précédents se lisent, avec quelques variantes, dans l’hymne à Apollon, attribué à Homère. Thucydide ne paraît pas mettre en doute Γauthenticité de ces petits poèmes, tju’on s'accorde aujourd’hui à regarder comme d’un âge plus récent. H les appelle préludes (προοίμια), et en effet ce sont moins des hymnes que des chants destinés à préluder à la récitation des vers d’Homère, telle que la faisaient les rapsodes dans les fêtes où elle était l’objet d’un prix. . »
Voilà ce que dit Homère et ce qui prouve qu’autrefois ilfy avait une grande assemblée et une fête à Délos. Dans la suite, les insulaires et les Athéniens continuèrent à envoyer des chœurs et des offrandes; mais quant aux jeux, la célébration en fut interrompue, comme il était naturel, par le malheur des temps, jusqu’à l’époque où les Athéniens les rétablirent, en y ajoutant des courses de chevaux, qui n’avaient pas lieu auparavant.
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