Il s’embarqua donc à Leucade avec toute son armée, au grand déplaisir des Acarnaniens, et suivit la côte jusqu’à Sollion. Il avait communiqué son projet aux Acarnaniens ; mais ceux-ci, mécontents de ce qu’il n'avait pas voulu faire le siège de Leucade, avaient refusé de l’accompagner. Ce fut donc avec le reste de ses troupes qu’il alla porter la guerre en Étolie, savoir avec les Céphalléeiens, les Messéniens, les Zacynthiens et trois cents Athéniens, soldats de marineÉpibates, soldats de bord ou de marine, semnl comme troupes de débarquement. Ce n’étaient pas toujours des citoyens de la classe inférieure. On voit au chapitre xcvui que ceux-ci étaient des jeunes gens appartenant aux meilleures familles d’Athènes. Peut-être étaient-ce des péripoles. , montés sur leurs propres bâtiments ; car les quinze vaisseaux de Corcyre s’étaient retirés. îl partit d’OEnéon en LocrideChez les Locriens-Ozoles, près du golfe de Crisa, à TE. de Naupacte. . Les Locriens-Ozoles, alliés d’Athènes, devaient le rejoindre avec toutes leurs forces dans l'intérieur du pays. Voisins des Étoliens, habitués aux mêmes armes, on comptait qu’ils seraient d’un grand secours contre ces peuples, dont ils connaissaient la tactique et le territoire.