Les troubles de Corcyre avaient pris naissance au retour des citoyens faits prisonniers dans les batailles navales d’ÉpidamneVoyez livre I, ch. xlvh. . Les Corinthiens les avaient relâchés, soi-disant sous une caution de huit cents talents fournie par leurs pro-xènesCes prisonniers étaient au nombre de deux cent cinquante (I, lv). La somme de huit cents talents paraît exorbitante. La rançon offerte pour les prisonniers athéniens en Sicile est d’un talent par tête (VII, lxxxiii). Cependant, comme d ne s’agit ici que d’une caution nominale, il se peut que les Corinthiens l’eussent exagérée à dessein, pour mieux dissimuler leur intention véritable. , mais en réalité parce que ces prisonniers promettaient de leur soumettre Corcyre. Ils se mirent donc à l’oeuvre; et, par leurs démarches individuelles, ils cherchèrent à soulever la ville contre les Athéniens.