Ainsi, pendant longtemps, les Athéniens habitèrent d’une manière indépendante le territoire de l’Attique; et, même après leur concentration, ils gardèrent invariablement, jusqu’à cette guerre, l’habitude de vivre aux champs avec leurs familles. Ce ne fut donc pas sans un vif déplaisir qu’ils abandonnèrent leurs foyers, d’autant plus qu’ils avaient réparé depuis peu les dommages occasionnés par les guerres médi-ques. Ils quittaient à regret des habitations et des temples auxquels les attachait une longue possession; ils allaient renoncer à leur manière de vivre et semblaient chacun dire adieu à leur ville natale.